Dans ce cirque charnel pluridisciplinaire, où chaque numéro est une œuvre d’art, on aborde l’érotisme sans préjugés, sans retenue, sans censure et dans toutes ses essences, qu’elles soient lumineuses et jouissives ou sombres et taboues.

Chaque édition des Érotisseries est unique et fait la part belle à l’expression de la maturité artistique de performeurs confirmés. Ceux-ci se placent dans une position de partage authentique, aussi bien dans le processus créatif que lors des performances face au public.

En intégrant les arts du cirque (contorsions, sangles, tissus aériens, pole dance, corde lisse, etc.) à une mise en scène qui cherche à déconstruire les tabous et briser les attentes, les Érotisseries (qui ont fait salle comble au Théâtre La Chapelle en février 2014) offrent au public une expérience dans laquelle l’intimité et le talent de chaque artiste sont sublimés.

La mise en scène et la scénographie du spectacle exacerbent les éléments de profondeur, d’ambigüité et parfois de malaise, qui sont intrinsèquement présents dans la chose érotique. Dès son arrivée, le spectateur est invité à choisir son camp entre « public sec » et « public mouillé », selon le degré de participation qu’il souhaite atteindre. Au fil du spectacle, le doute s’installe : y a-t-il des acteurs parmi la foule ou certains spectateurs ont-ils vraiment décidé de participer à l’expérience de façon totale? Cette confusion est délicieuse.

Le public est inévitablement invité à se questionner sur son propre rapport à la sexualité et à transformer sa vision de l’érotisme, et c’est exactement pourquoi il est au rendez-vous.

La nudité intégrale étant possible, les Érotisseries ont souvent été présentées en deuxième partie de soirée, et devant un public adulte (18+).